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Construction d’une maison en dur

Lors de notre voyage en avril 2003 au village d’Abang, nous avons proposé la construction d’une maison en briques. C’est ainsi que le chef du village décida de donner à l’Association, une parcelle de terrain. L’enthousiasme fut tel qu’en août l’essentiel de la bâtisse était fait ! Elle est appelée la maison du rassemblement et c’est la première maison d’Abang qui fut fabriquée en dur. Cette case sert lors des diverses cérémonies et permet d’héberger environ quinze personnes. L’aménagement intérieur est en cours. Un groupe électrogène et une gazinière ont été achetés.

Début 2007
 les escaliers avant et arrière ont été rajoutés... nous évitant de jouer aux équilibristes sur des planches !

En 2008
nous avons planté des arbustes et des fleurs afin de limiter l’érosion autour de la maison car les pluies emportent facilement la terre autour des maisons. Depuis et petit à petit l’aménagement intérieur continue.






Avoir de l’eau saine

Ce projet a été entrepris pour faire face à la recrudescence des cas de typhoïde. Nous avons commencé par créer un nouveau puits, pendant la saison sèche afin de pouvoir creuser le plus bas possible. Ainsi sa profondeur dépasse les 20 mètres et l’eau est limpide. Pour anecdote, lors du dernier coup de pioche, l’eau a jailli à une telle hauteur que les creuseurs de ce puits ont trouvé beaucoup de travail aux alentours... leur réputation est faite !
Ensuite il faudra rajouter des buses afin de le solidifier, construire un abri qui en sécurise l’accès et installer une pompe. Ce sera fait l’an prochain, nous l’espérons.
Enfin nous allons entreprendre la construction d’une station d’épuration et d’un château d’eau.

 

Nous souhaitons, aussi, mettre en place un système de collecte des eaux de pluies.






La sauvergarde de plantes

Avec l’aide de Monsieur Penda, nous avons commencé à recenser et répertorier les plantes utilisées en médecine traditionnelle. Il nous a montré comment récolter et surtout utiliser certaines d’entre elles. Le "compte-gouttes" est fait d’une feuille de bananier coupée et pliée. 

Il y aura quelques travaux pratiques dont celui de récolter des papayes sans se faire assommer...

Nous décidons d’aménager un endroit pour que les plantes que nous voulons sauvegarder puissent s’acclimater facilement. Le feu est le meilleur désherbant et laisse de surcroit une pellicule riche en oligoéléments.






Appel à l’aide pour du matériel médical

 Hervé Faya est infirmier diplômé d’Etat, major de sa promotion. Il exerce à l’Hôpital Général de Yaoundé, mais consacre le peu de temps libre qui lui reste à porter secours à tous ceux qui vivent, loin de lui, au village. Là-bas il n’y a pas de médecin du fait de l’éloignement et du manque de moyens de transport car "les 5 derniers kilomètres, c’est un vrai combat" dit-il !

La pièce où il soigne ses patients est, comment dire ? conviviale car c’est la cuisine. Vous noterez que porter des gants est un luxe qu’il ne peut pas se permettre, car la priorité est réservée à l’achat de médicaments de première urgence. La "richesse" de son plateau technique se passe de commentaires... En 2007, grâce à vous, nous avons pu amener un tensiomètre, des médicaments de base. Chaque année, avec l’argent des dons, nous pouvons acheter quelques traitements anti-paludéens de nouvelle génération.

 

 







La protection des tortues

L’an passé nous avons découvert une tortue échouée sur la plage. Quelques temps après, nous avons eu la bonne surprise de constater qu’une autre tortue était venue pondre sur la plage de Bébambwé (à une quinzaine de kilomètres de Kribi). Cette femelle avait labouré la plage afin de protéger son nid et il a fallu guetter la sortie des bébés tortues. Ce fut chose faite et quelques unes furent mises dans une espèce d’aquarium, le temps de grossir un peu. Ensuite, elles ont été remises à l’eau pendant la nuit.

Nous avons fait une demande écrite au Sous-préfet de Kribi pour solliciter son appui afin de préserver cette portion de plage de toute construction qui nuirait à la reproduction de cette espèce de tortue, hélas en voie de disparition. Nous attendons une réponse que nous souhaitons favorable.






Reconstruction d’une maison traditionnelle

Au village d’Abang la maison de la seule grand-mère encore en vie est à l’état de ruine. Nous avons décidé de la reconstruire à l’identique. Ces maisons traditionnelles faites de bois, de terre et de feuilles sont les plus adaptées à la vie subtropicale. Non seulement les matériaux utilisés sont biodégradables à 100% mais ils offrent une bien meilleure longévité à la bâtisse que les matériaux plus industrialisés. Dans ces cases il y fait frais l’été et chaud l’hiver. La cuisine en est la pièce principale. Le foyer traditionnel permet bien sûr de cuisiner mais, en plus, la fumée dégagée par la combustion du bois tue les insectes nuisibles et protège efficacement de maladies telles que le paludisme. C’est pourquoi il y a toujours un lit dans la cuisine, lit où viennent les jeunes enfants qui se reposent sous l’oeil de la grand-mère... et écoutent ce qu’elle raconte. C’est ainsi que se transmettent, de génération en génération, les coutumes et valeurs. Cette maison est le témoin d’une utilisation écologique et raisonnée des matériaux locaux, le mode de construction ne doit pas se perdre et nous y veillerons.






La scolarité

En 2008-2009, y a eu de nombreux décès parentaux et le nombre d’orphelins a beaucoup augmenté. Pour ne pas les couper de leurs racines et pour atténuer (un peu) leur douleur, nous avions décidé de participer à leur scolarité. Nous avons ainsi pu permettre à 8 enfants d’être scolarisés que ce soit à Yaoundé (pour l’enseignement supérieur) ou à Akonolinga pour les enfants du primaire.

Lors de notre séjour en juillet-août 2009, nous avons eu la bonne surprise d’apprendre que Petit Papa avait réussi son CAP de mécanique. Nous allons continuer à l’aider et lui financer 2 ans de spécialisation afin qu’il puisse obtenir plus facilement un emploi, ou créer sa propre structure. Les autres enfants passent tous en classe supérieure, certains avec les félicitations. Devant tous ces bons résultats, le budget va augmenter d’environ 300 à 400 €. Plus que jamais nous vous remercions, par avance, pour l’aide que vous pourriez apporter à ces jeunes qui ne demandent qu’à apprendre et obtenir un diplôme les mettant à l’abri du besoin.

Pour l’année scolaire 2011-2012 : tous les enfants sont scolarisés ! Voici des nouvelles de Petit Papa qui est maintenant en 1ère au Lycée Professionnel de Kribi. Il a choisi de se spécialiser en chaudronnerie. L’an dernier, en classe seconde, il a terminé deuxième de sa classe alors nous sommes fiers de lui !







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